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lundi 25 mai 2015

Ma collection de kit-kat

Lors de mon premier voyage au Japon, j'ai découvert que les kit-kat peuvent être bien plus qu'une simple gaufrette enrobée de chocolat ! En fonction des saisons et des régions, le kit-kat japonais affiche sa différence ! Pour comprendre ce phénomène marketting sans précédent, je vous conseille de lire le très bon article de un Gaijin au Japon.

Lors de mon premier voyage au Japon, j'ai pu goûter aux kit-kat au chocolat noir et chocolat blanc, somme toute classique, mais également au kit-kat au matcha (thé vert) , à la fraise, à la cannelle (Kyoto) et aux agrumes (Hiroshima).

Lors de mon second voyage au Japon, ma collection s'est agrandit avec les kit-kat sakura (fleur de cerisier, j'y suis allé au printemps)/matcha , ceux à la patate douce du sud de Kyushu, ceux au blueberry cheesecake du Mont Fuji, au sirop de sucre brun (Tokyo), au cheesecake à la fraise de Yokohama.

Et comme il n'y a pas qu'au Japon qu'il y a des kit-kat, j'ai réussi à trouver les versions à la menthe, et au caramel, lors d'un voyage au Quebec.

Au Chili, pas de kit-kat, mais des Inkat, barre chocolaté au riz croustillant, pas mal aussi et joli jeu de mot dans le nom !

Ces derniers temps, quand des amis ou collègues vont en voyage (principalement au Japon) et trouvent des kit-kat, forcément ils pensent à moi ! C'est comme ça que j'ai pu goûté aux kit-kat aux haricots azuki de Hokkaïdo, à ceux rhum raisin (Tokyo) et à de kit-kat au toffee de Londres !

Kit kat azuki. Goût sucré légèrement fumé, ils plaisent bien !

Rhum raisin. Surprenant, on sent bien l'alcool
Ils font penser à la glace rhum raisin qu'on trouve en France



Kit kat Toffee de Londres.
Format moins kawai que les kit kat japonais, mais goût plus classique
J'aime beaucoup


Et puis j'ai craqué, et je me suis offert une commande sur le site Tofu Cute pour compléter ma collection.



Kit kat à la citrouille, édition limitée pour halloween. 

Et bien celui ci est franchement bon ! Je n'aurais jamais reconnu le 

goût de la citrouille (on le sent, mais c'est très léger), mais ça me plait bien :-)


Le chat Pumpkin et le kit-kat à la citrouille !

kit kat à la pomme de Shinshu. Comment dire... 

Très forte odeur de pomme chimique en ouvrant le paquet, 

ensuite le goût de pomme, plus proche d'un calva sans alcool que d'une vraie pomme, 

masque le goût du chocolat. En plus le goût reste longtemps après, c'est

vraiment pas terrible.... 


test de kit kat à la fraise ! J'en ai 2 variétés différentes. 

Wa ichigo (à droite), couleur bien rose, on ne sent pas trop le goût de fraise... 

Les autres (paquet rouge) sont moins rose, mais ont un vrai goût de fraise presque par chimique !



kit kat glace vanille. Pas mal du tout, on retrouve le goût de la glace vanille 

qu'on peut avoir en Angleterre (en assez léger quand même), 

par contre un peu trop sucré.


Chocolat noir et piment, on sait déjà que c'est bon ! 

Le kit kat au piment tient ses promesses, 

fort goût de chocolat noir, et bien piquant (ça arrache un peu). 

Moi j'aime beaucoup !


kit kat au wasabi! Pas mauvais, on sent surtout le goût du chocolat blanc, 

très peu celui du wasabi (un peu piquant mais pas trop).


Kit kat à la crème brûlée à passer sous le grill !

ça a légèrement le goût de crème brûlée, mais plus de chocolat blanc.

En tous cas j'aime bien, et le concept est original !




dimanche 2 juin 2013

Ma collection de kit-kat s'agrandit !

Lors de mon premier voyage au Japon, en novembre 2011, j'avais découvert des kit-kat aux goûts aussi surprenant qu'original !

J'ai donc tout naturellement profité de mon deuxième séjour au Japon, au printemps 2013, pour agrandir ma collection !


Kit-Kat sakura et thé matcha, le kit-kat de saison !

La couleur verte de ce kit-kat surprend les non initiés ^^
Le goût du matcha est très présent.

Kit-Kat édition spéciale Fuji-San, au Blueberry Cheesecake !
Les 2 saisons les plus célèbres du Japon sont représentées :
les sakura du printemps à gauche, et les momiji de l'automne à droite

La boite est en forme de montagne, avec de la neige au sommet (normal, c'est l'édition du Mont Fuji)
Ici, la face "automne" avec les momiji

L'autre face représente le printemps, avec les sakura


Voici l'édition spéciale de Tokyo, au sirop de sucre brun

L'intérieur de la boite de Tokyo

Edition spéciale Yokohama, au strawberry cheesecake
On retrouve sur la boite le gouvernail d'un bateau, Yokohama étant un port très important
Petite anecdote amusante : M. Gérard, un industriel français, fut l'un des premiers occidentaux
à s'installer au Japon. Il  avait à Yokohama une usine très importante
qui fabriquait des briques. Ce sont ces briques qui sont
représentées sur la boite de Kit-Kat de Yokohama !



Il me manque malheureusement les photos des kit-kat que je n'ai pas rapportés en France. Notamment les kit-kat de Kyushu, à la patate douce, de couleur violette, qui étaient vraiment excellents !

Et aussi les kit-kat ball au thé vert, trouvés à Nagasaki, moins original, mais très bons eux aussi.

Et pour finir les kit-kat de Kyoto, parfum "biscuit à la cannelle", que j'ai beaucoup aimé aussi.


dimanche 24 février 2013

Saké, sauce soja et porc pané (tonkatsu)

Je poursuis assidûment mes cours de japonais, et mes cours de cuisine japonaise ! Et pour lié les 2, mon dernier cours dans la petite cuisine de Tomoko-san était en compagnie de mes copines de cours de japonais.
Comme tous les participants du cours parlaient un peu japonais, Tomoko-san en a profité pour nous parler japonais pendant le cours. Bon c'était parfois un peu dur (oui, ma prof de japonais ne m'a jamais appris comment dire "planche à découper"), mais c'était vraiment sympa.

Cette fois-ci nous avons cuisiné des udon et du katsu donburi, le tout accompagné de sauce soja au sake (miam !)

Je vais donc commencer par parler de la sauce, fil rouge des différents plats que nous avons mangé ce soir la. La sauce "tsuyu no moto", qui s'achète maintenant toute faite, est à la base un mélange de
- sauce soja
- sake
- bonite
- konbu (grande algue brune)
- sucre
Il est donc très facile de la faire soi même, ou de compléter ou changer le goût de celle achetée dans le commerce.

Pour cuire les udon, ces grosses nouilles de blé assez épaisses, nous avons fait chauffer de l'eau, et nous y avons ajouter de la sauce. Pour plus de goût, nous y avons ajouté du saké, de la sauce soja, du la bonite et du konbu. Ce bouillon était très goûtu !
On fait ensuite cuire les udon dans le bouillon. Lorsqu'ils sont cuits, et servi, on laisse encore un peu le bouillon sur le feu.
On bat un oeuf en omelette, et on le réparti dans le bouillon. On sert ensuite le bouillon à l'oeuf dans le bol contenant les udon, et on assaisonne selon les goûts de chacun (épices, graines de sésame...). Avec les épices, c'est super bon !


On peut même assaisonner avec du tororo konbu, sorte d'algue en filament, mais alors là on a vraiment l'impression d'être en Normandie à marée basse, aussi bien pour l'aspect filandreux de l'algue dans le bol que pour le goût (bref, j'ai pas aimé).


Nous avons ensuite réalisé une petite salade de haricots. Cette salade peut aussi bien se réaliser avec des haricots verts, mais Tomoko-san avait prévu de grands haricots coco. Cuits dans l'eau bouillante, découpés, et assaisonnés avec un mélange de la sauce et de sauce soja, avec quelques graines de sésame et des épices pour relever le tout, c'est très bon.


Passons maintenant aux choses sérieuses, et préparons le katsu donburi.
D'abord un peu d'histoire et d'étymologie : donburi, c'est le bol d'un grand bol, aux bords un peu évasés. A l'époque d'Edo, les habitants de la capitale (ancienne Tokyo) ont commencé à vivre à 100 à l'heure. Pour manger rapidement, ils ont donc mélangés tous les ingrédients de leur repas (dont le riz, au fond du bol, recouvert par les autres ingrédients) dans le même plat : le donburi. Finalement, c'est l'équivalent de notre jambon beurre ! 
Par extension, tout plat servi dans un bol avec du riz au fond aura pour suffixe -don :
Oyakodon : poulet, oeufs et oignons sur du riz (oya signifiant "parents", et "ko" signifiant enfant, oyako c'est donc le poulet (parent) et l'oeuf (enfant) dans le même plat)
Katsudon : tonkatsu, œufs et oignons sur du riz (j'y reviens plus tard)
Tekkadon : fins morceaux de thon sur du riz
Tendon : tempura et légumes sur du riz
Gyudon : porc et oignons sur du riz
Unadon : unagi (anguille grillée) sur du riz
(liste tiré du site http://nippon-tabi.com/gastronomie.html#532)

A l'époque, le Japon était officiellement bouddhiste (religion d'état), la consommation de viande autre que pour des raison thérapeutiques était donc interdite (ce qui explique d'ailleurs la consommation importante de soja par les japonais, pour compenser le faible apport en protéines). A l'époque donc, le plat mangé rapidement par les habitants pressés d'Edo, était un tamagodon, donburi avec des oeufs. Puis progressivement est apparu le oyakodon (avec poulet et oeuf). Ce n'est n'a l'ouverture du pays en 1868, et à l'arrivée des anglais, que le tonkatsu est arrivé au Japon.
L'étymologie du mot "tonkatsu" est la composition du mot "ton" (porc) et "katsu" (qui est un raccourci pour katsuretsu ("côtelette" prononcé à la japonaise) ). Ce que les japonais appellent tonkatsu, c'est donc du porc pané. Et le katsu donburi, ou katsudon, c'est donc du porc pané sur un bol de riz.

La préparation est fort simple : Des morceaux de porcs roulés dans la farine (type 45), puis dans l'oeuf battu, puis dans la chapelure, et finalement cuit dans de l'huile très chaude.


Ils sont cuits quand ils sont "kitsune". Kitsune signifiant "renard", cela signifie qu'ils doivent avoir la couleur du renard (les 3 de devant sur la photo). En français, on dirait qu'ils sont bien dorés. Il faut aussi que lorsque l'on ressort un morceau de l'huile, celle-ci fristouille sur le morceau pané. Si les 2 conditions sont réunis, c'est cuit ! 

La, nous avons du tonkatsu.
Pour le katsu donburi, il faut d'abord faire cuire du riz. Ensuite, dans une poêle avec un peu d'huile pour que ça n'attache pas, on fait revenir des oignons (et éventuellement des légumes, carottes et courgettes, en julienne), puis ajoute une bonne dose de sauce et de sake. On couvre et on baisse le feu pour que ça cuise tranquillement. On ajoute ensuite les morceaux de tonkatsu sur les oignons caramélisés. On bat un oeuf en omelette qu'on rajoute dans la poêle en entourant le tontatsu de l'oeuf battu. On sert sur le riz assaisonné avec quelques morceaux de nori (algue qui sert aux maki sushi).

Et voila !
いただきます!
Idatakimasu !
Bon appétit !

Pour finir sur une note sucrée, nous avons à nouveau eu un bonbon umeboshi - konbu (prune et algue) que j'avais bien aimé, mais également un bonbon au konbu seul, original, mais pas mauvais.

Et comme à chaque fois, nous sommes repartis avec notre repas pour le lendemain soir. Je me suis ainsi régalé d'un délicieux donburi à l'oeuf et aux légumes cuits dans la sauce soja et le saké !

C'est fou ces chats qui sont attirés par l'odeur de la sauce soja !


http://recettes.de/japon  http://recettes.de/porc http://recettes.de/sake  http://recettes.de/pates http://recettes.de/udon  http://recettes.de/tonkatsu  http://recettes.de/sauce-soja  http://recettes.de/haricots

samedi 16 février 2013

En direct du Japon !

Depuis 2 jours, je reçois des messages en japonais et en anglais sur mon article sur les okonomiyaki : http://leblogdeghislaine.blogspot.fr/2013/02/grillons-ce-que-lon-veut.html

Plutôt surprise, je vais voir les statistiques du blog, et je découvre que plus de 2000 connexions ont eu lieu depuis le Japon ces derniers jours !!

Les connexions viennent de cette page : http://news.searchina.ne.jp/disp.cgi?y=2013&d=0214&f=national_0214_007.shtml

La traduction de google est bien sur approximative, et il y a trop de kanji pour que je comprenne tout, mais en gros, il y a une traduction de mon article, et en conclusion l'auteur japonais raconte que la cuisine japonaise, même rustique, attire beaucoup les français.
Le lien vers mon blog fait partie d'une sélection d'article français sur le Japon, pour monter au japonais comment est perçu leur pays par les français.

J'aurais juste aimé qu'ils écrivent correctement mon prénom, surtout que Ghislaine s'écrit ギレン en japonais (et ainsi ça s'écrit comme ça se prononce : [guilène])

Voila, mon blog est donc international maintenant !! ^^

dimanche 10 février 2013

Imbolc, Chandeleur et Setsubun

Début février, pour quelqu'un de gourmand, c'est la saison des crêpes ! 

Mais la Chandeleur, c'est beaucoup plus que ça. La Chandeleur, c'est la fête des chandelles, de la lumière, de la lumière qui revient après les longues nuit d'hiver, c'est la fête de l'arrivée du printemps, du renouveau... 

Les Celtes fêtait Imbolc début février. Ce rite en l’honneur de la déesse Brigit, célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. 

Les Romains célébraient la festa candelarum qui tire son nom d'une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification. 

On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l’hiver sombre et froid. 

Dans un autre coin du monde, dans le lointain orient, au pays du soleil levant (soleil rond et doré comme une crêpe), début février les japonais célèbrent Setsubun. Setsubun est aussi une fête de purification à la fin de l'hiver. Des rites permettent d'éloigner les démons pour l'année à venir, et de faire entrer le bonheur chez soi. Parmi ces rites, j'en citerai deux : 
- le ehomaki, maki géant composé de 7 ingrédients bons pour la santé, doit être mangé d'une traite en faisant face à la direction indiquée par le signe astrologique de l'année (je crois que cette année, année du Serpent, le point cardinal correspondant est l'Est, mais c'est à confirmer) pour s'assurer une bonne santé tout au long de l'année 
- la sardine, ou du moins une tête de sardine accrochée à du houx devant la maison, éloigne les démons 

Finalement, quelque soit le coin du globe où l'on se trouve, début février, l'ambiance est printanière et festive, et les gourmands sont ravis ! 
J'ai donc décidé de mélanger ces différentes traditions pour un repas de Chandeleur / Setsubun / Imbolc original, et j'ai réalisé une crêpe roulée (maki) aux sardines ! 
Ce qui est marrant, c'est que l'année dernière j'avais déjà réalisé des crêpes roulées aux sardines ! Étonnant comme coïncidence !  

Le problème, c'est que les petits démons poilus qui vivent dans notre appartement ont l'air de particulièrement aimer les sardines.... Le résultat escompté n'est donc pas complètement atteint... 


Pour un défi culinaire encore plus amusant, j'ai aussi voulu, avec mon maki de la Chandeleur, participer au défi de février du site recettes.de 
Le thème : "la crêpe dans les nuages" ! Qu'il s'agisse d'une crêpe légère, qui s'envole au dessus des nuages pour rejoindre le soleil, d'une crêpe rêveuse, qui fasse parler notre imaginaire... A nous d'interpréter ce thème. 

Ma crêpe maki aux sardines rassemble en quelques bouchées des légendes et traditions, des imaginaires de plusieurs régions du monde. 
Et pour la rendre encore plus aérienne, plutôt que de faire un beurre de sardine comme l'année dernière, je vais réaliser une belle mousse légère comme un nuage. 

Voici ma recette pour le "maki de la Chandeleur" : 
Pâte à crêpe : mélanger 4 oeufs, 200 grammes de farine (ici 1/3 de farine de sarrasin, et 2/3 de farine de riz), 1/2 litre de lait (ici du lait de riz, pour des crêpes plus légères), 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, une pincée de sel, une cuillère à soupe de sucre. Laisser reposer une heure. Faire sauter les crêpes !



Mousse de sardine : mixer 2 petits suisses avec une boite de sardines (sans l'huile), le jus d'un citron et du poivre.

Étaler la mousse sur les crêpes, rouler les crêpes, et réserver au frais.
A moment de manger, sortir les crêpes et les couper en petites bouchées.
C'est prêt !


Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Setsubun, voici quelques liens : 

Tomoko-san, de Manekineko de Montmartre, fêtait aussi Setsubun le weekend dernier. J'espère pouvoir y participer l'année prochaine : http://manekinekodemontmartre.over-blog.com/article-fete-de-setsubun-cours-de-cuisine-fevrier-2013-114833050.html

Et comme les crêpes, c'est bon, je ne me suis pas privée pour le dessert ou le petit déjeuner !
crêpe miel, fruits secs et clémentine

crêpe chocolat noir, noisettes et clémentines


Bon appétit les gourmands !